Une première: Jean Charest a du guts!
Je suis loin d’aimer l’actuel premier ministre du Québec, mais avouez que c’est quand même fort de sa part.
Au cas où vous ne l’auriez pas deviné, je parle du fameux décret du gouvernement libéral de Jean Charest qui mettra fin (enfin!) à toutes les grèves du secteur public paralysant la société québécoise depuis plus d’un an. En plus, il a fait adopter par la même occasion le projet de loi 124, ce qui, avouons-le, est assez admirable.
C’est sans contredit une grande victoire pour tous les contribuables ultra-surtaxés du Québec (on ne le dira jamais assez) et une grande victoire pour quiconque s’oppose au syndicalisme radical tel celui qui fait présentement rage à travers nos villes et régions.
D’un coup de maître, le gouvernement du Québec a décrété toutes les conventions collectives des employés de l’État et du secteur public. Toutes les coûteuses et irréalistes revendications syndicales ont été littéralement garrochées par la fenêtre, ni plus ni moins. De plus, le projet de loi 124 sur les garderies/CPE a pu être adopté en même temps, malgré l’opposition (encore syndicale ici) qui empêchait tout progrès dans le dossier.
C’est une monstrueuse gifle au visage des grandes centrales syndicales au Québec, et profitez-en, parce que ça n’arrive pas souvent! Mais qui aurait bien pu penser que Jean Charest finirait par trancher, l’homme que nous disions si mou il n’y a pas si longtemps! Faut dire que ça prend du guts pour faire ce qu’il a fait. Honnêtement, je suis très satisfait de sa décision, d’autant plus qu’il a bel et bien tenté de négocier avec la CSN, la FTQ, la CSQ, la SFPQ, la SPGQ et j’en passe, mais celles-ci sont bien trop bornées et campées sur leurs positions pour céder quoi que ce soit au gouvernement du Québec ou pour accepter le simple fait que ce dernier n’a réellement pas les fonds disponibles pour satisfaire leurs demandes.
Il ne faut pas non plus oublier que les intérêts du Québec et les intérêts des grandes centrales syndicales sont deux concepts bien différents. S’il faisait toujours ce que les syndicats et les groupes de pression de la gauche lui disent de faire, le gouvernement du Québec serait tellement déficitaire qu’il ferait probablement faillite. (Voilà exactement pourquoi il ne faut pas porter l’UFP ou Option Citoyenne au pouvoir, ou le NPD à Ottawa.)
C’est drôle, mais on dirait que plus Jean Charest et le PLQ emmerdent les syndicats, moins je les déteste…
