Sommes-nous à ce point dépendants de l’État?
Voici un article publié dans La Presse du 25 février 2006, par Marie-Claude Malboeuf. Le titre est “Accouchement difficile pour l’assurance parentale”. Comme d’habitude, mes commentaires suivront à la fin.
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Accouchement difficile pour l’assurance parentale
Lorsque Dany Brousseau se réveille la nuit, ce n’est pas seulement pour allaiter, mais pour se faire un sang d’encre.
Depuis plus d’un mois, la nouvelle maman pleure. Et sa détresse n’a pas grand-chose à voir avec la dépression post-partum.
Comme des dizaines de Québécoises ayant accouché peu après le Nouvel An, la Lavalloise de 32 ans attend toujours son premier chèque d’assurance parentale, lequel aurait dû arriver deux semaines après sa demande du 16 janvier.
Le premier mois, son coussin financier s’est envolé en essence, en frais de stationnement, en couches et en mauvais repas de cafétéria, tandis que sa petite fille était gardée en incubateur et qu’elle-même se remettait de sa césarienne.
Aujourd’hui, les factures impayées s’empilent à la place des boîtes de conserve.
Et les amis lui apportent des sacs d’épicerie au lieu des pyjamas de bébé.
Son mari Patrick Lemay n’a rien reçu non plus, et il fulmine. «Pour obtenir un premier chèque d’aide sociale, ça prend seulement 10 jours. Nous, on travaille tous les deux. Nos taxes ont financé le programme parental. Et personne ne bouge. Une fonctionnaire a même eu le front de me dire d’aller dans les banques alimentaires!»
Coincés dans leur petit quatre pièces du quartier Laval-des-Rapides, les deux parents s’épuisent au téléphone: ministère, députés, journalistes… Hier après-midi, la sonnerie enterrait sans arrêt les rares sanglots de leur bébé.
Une première préposée a décrété que leur chèque n’arriverait pas avant 10 ou 14 jours. Une autre a affirmé que ce même chèque venait d’être déposé, et qu’il leur faudrait poster un relevé bancaire à Rouyn-Noranda pour prouver le contraire.
«C’est leur erreur! Regardez, il reste 200$ dans mon compte, s’indigne Dany Brousseau. Non seulement je ne peux plus attendre, mais je n’ai même pas l’argent pour payer leur timbre à 51 cents…»
D’autres cafouillages
Partout au Québec, les parents de 35 enfants nés en janvier vivent la même attente, admet le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, qui blâme plusieurs d’entre eux pour n’avoir pas envoyé certains documents essentiels.
Comme Dany Brousseau, plusieurs se disent toutefois victimes de cafouillage. Le Ministère a notamment inversé des adresses, envoyant le mauvais formulaire à certaines familles. «C’est délicat puisque ces documents contiennent le numéro d’assurance sociale et le numéro de compte de banque des gens», observe Caroline Harel, du service budgétaire de l’ACEF du centre de Montréal.
«Si on se met à la place de ceux qui ne peuvent plus se payer du lait et des couches, c’est encore plus inquiétant. Le programme n’est pas rodé», dit la jeune femme.
D’après le Ministère, les préposés sont dépassés par le nombre de demandes. Depuis l’entrée en vigueur du programme, il y a bientôt deux mois, plus de gens ont appelé qu’il n’y a de naissances dans une année entière, indique le porte-parole Robert Ricard. En moyenne, 74 000 Québécois naissent tous les ans. Or, en six semaines, le Ministère a reçu près de 100 000 appels.
«On croyait que la période de pointe durerait une ou deux semaines, mais elle se maintient tout le temps. La dernière semaine de janvier, on a reçu 29 000 appels: c’est 10 fois plus qu’en temps normal», précise M. Ricard.
Devant cette demande, Québec a formé une dizaine de préposés additionnels, qui sont arrivés en renfort cette semaine. Depuis peu, les appels sont par ailleurs triés pour que les vraies demandes d’aide ne soient pas traitées comme de simples demandes d’information.
Quoi qu’il en soit, Patrick Lemay ne comprend pas pourquoi les dossiers comme le sien ne sont pas traités de toute urgence. Depuis lundi, il est retourné conduire son chariot élévateur dans un entrepôt de bouteilles de bière. «J’ai dit à mon patron que je n’aurais jamais dû prendre de congé parental. Je me suis fatigué beaucoup plus à courir après mon argent que je me serais fatigué à travailler…»
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Bon. Quand j’ai lu cet article, j’ai littéralement bondi de colère, parce que ça représente très concrètement un problème majeur que nous avons au Québec. Mais avant de me lancer, je vais vous faire un petit “disclaimer”:
“DÉBUT DU DISCLAIMER”
Sachez, premièrement, que j’ai cherché et je ne trouve pas de façon plus diplomate que la suivante d’exprimer correctement mon opinion sur ce sujet d’actualité. Je ne suis pas un adepte du “politically correct” (vous devez le savoir si vous lisez KR depuis longtemps) et je vais probablement vous paraître rustre, bourru et insensible à la situation que ces jeunes parents vivent. Je vous demande de comprendre que ce n’est pas le cas. Je comprends très bien ce qu’ils peuvent vivre, et j’en suis désolé. Seulement, j’ai des choses importantes à dire sur leur attitude et leur façon de régler leurs problèmes. Enfin, tenez aussi en compte que je suis un opposant de la première heure du fameux Régime Québécois d’Assurance Parentale (RQAP) récemment entré en vigueur -voir mon intervention du 16 décembre sur le RQAP- alors je ne serai pas plus tendre envers ce programme cette fois.
“FIN DU DISCLAIMER”
Mes commentaires:
Lorsque Dany Brousseau se réveille la nuit, ce n’est pas seulement pour allaiter, mais pour se faire un sang d’encre.
Depuis plus d’un mois, la nouvelle maman pleure. Et sa détresse n’a pas grand-chose à voir avec la dépression post-partum.
Comme des dizaines de Québécoises ayant accouché peu après le Nouvel An, la Lavalloise de 32 ans attend toujours son premier chèque d’assurance parentale, lequel aurait dû arriver deux semaines après sa demande du 16 janvier.
Oh, la nouvelle maman pleure? Elle se fait un sang d’encre? Parce qu’elle n’a pas reçu un chèque? Hein? Sommes-nous devenus dépendants à ce point de l’appareil gouvernemental? Elle attend en larmes son chèque d’assurance-parentale pour payer les dépenses de son accouchement? Est-ce que c’est une mauvaise blague? Accoucher ne coûte rien au Québec! RIEN! Zéro! C’est payé par le programme d’assurance-maladie! Alors pourquoi on a un Régime Québécois d’Assurance Parentale d’abord? Et comment ça se fait qu’avant que le RQAP existe, les gens étaient capables de mettre leurs enfants au monde quand même? Autrement dit, avait-on besoin de ce nouveau programme social étatisé? Moi, quand mes parents m’ont mis au monde, ils étaient pauvres parce que mon père était encore aux études et ma mère travaillait à temps partiel! Ils vivaient dans un appartement très abordable sur le bord de l’autoroute Duplessis à Sainte-Foy! Pourtant, aucun d’eux n’a eu besoin du RQAP, il n’existait pas! Mais c’est ça le problème avec les programmes sociaux inutiles: ils créent automatiquement chez les bénéficiaires potentiels le besoin qu’ils souhaitent combler!
Le premier mois, son coussin financier s’est envolé en essence, en frais de stationnement, en couches et en mauvais repas de cafétéria, tandis que sa petite fille était gardée en incubateur et qu’elle-même se remettait de sa césarienne.
Aujourd’hui, les factures impayées s’empilent à la place des boîtes de conserve.
Et les amis lui apportent des sacs d’épicerie au lieu des pyjamas de bébé.
Son mari Patrick Lemay n’a rien reçu non plus, et il fulmine. «Pour obtenir un premier chèque d’aide sociale, ça prend seulement 10 jours. Nous, on travaille tous les deux. Nos taxes ont financé le programme parental. Et personne ne bouge. Une fonctionnaire a même eu le front de me dire d’aller dans les banques alimentaires!»
Bon d’accord, le couple Brousseau-Lemay a eu un accouchement mouvementé, hors de l’ordinaire. Ma mère ne m’a pas mis au monde avec une césarienne et je ne suis pas resté dans un incubateur pendant un mois. OK. Mais mes parents, eux, ne travaillaient pas tous les deux comme le couple Brousseau-Lemay. Ce couple aurait très bien pu prévoir encore plus à l’avance et mettre plus d’argent de côté, puisqu’il en avait probablement les moyens. Mais chez le Québécois moyen, on pense peu aux imprévus et à mettre de l’argent de côté. Moi j’ai été élevé avec la croyance qu’il est important de prévoir à l’avance (je suis peut-être même un peu trop prévoyant)
et de ramasser de l’argent avant. Mais au Québec, c’est bien plus facile de compter sur le gouvernement que sur nous-mêmes… avec la conséquence que, si les programmes du gouvernement sur lesquels nous comptions connaissent des ratés (et ça arrive souvent), on se retrouve sans le sou. Pas fort comme mentalité.
Coincés dans leur petit quatre pièces du quartier Laval-des-Rapides, les deux parents s’épuisent au téléphone: ministère, députés, journalistes… Hier après-midi, la sonnerie enterrait sans arrêt les rares sanglots de leur bébé.
Une première préposée a décrété que leur chèque n’arriverait pas avant 10 ou 14 jours. Une autre a affirmé que ce même chèque venait d’être déposé, et qu’il leur faudrait poster un relevé bancaire à Rouyn-Noranda pour prouver le contraire.
«C’est leur erreur! Regardez, il reste 200$ dans mon compte, s’indigne Dany Brousseau. Non seulement je ne peux plus attendre, mais je n’ai même pas l’argent pour payer leur timbre à 51 cents…»
Ici, Dany Brousseau exagère clairement sa situation. Sans commentaire. De plus, comment ça se fait qu’ils perdent leur temps à contacter les médias, les ministères et les députés si c’est d’argent qu’ils ont besoin? Que le père, Patrick Lemay, recommmence à travailler afin de subsister aux besoins de sa petite famille nouvellement agrandie! Bien entendu, la mère doit s’occuper du bébé, alors elle ne peut pas réintégrer le marché du travail, mais le père lui, peut!
D’après le Ministère, les préposés sont dépassés par le nombre de demandes. Depuis l’entrée en vigueur du programme, il y a bientôt deux mois, plus de gens ont appelé qu’il n’y a de naissances dans une année entière, indique le porte-parole Robert Ricard. En moyenne, 74 000 Québécois naissent tous les ans. Or, en six semaines, le Ministère a reçu près de 100 000 appels.
«On croyait que la période de pointe durerait une ou deux semaines, mais elle se maintient tout le temps. La dernière semaine de janvier, on a reçu 29 000 appels: c’est 10 fois plus qu’en temps normal», précise M. Ricard.
Encore une fois, on reconnaît bien là les Québécois: se garrocher pour profiter au maximum du gouvernement, sans se rappeler que leurs impôts monteront beaucoup plus à chaque fois, et donc qu’ils auront encore plus besoin du gouvernement pour pallier à leurs besoins financiers. C’est un cercle vicieux.
Bizarre tout de même: il y a en moyenne 74 000 naissances par année au QC, seulement 50 000 ont des parents éligibles au RQAP, mais ils ont eu 98 000 demandes d’information ou de support! En deux mois! REN-VER-SANT! La naïveté québécoise m’étonnera toujours!
Quoi qu’il en soit, Patrick Lemay ne comprend pas pourquoi les dossiers comme le sien ne sont pas traités de toute urgence. Depuis lundi, il est retourné conduire son chariot élévateur dans un entrepôt de bouteilles de bière. «J’ai dit à mon patron que je n’aurais jamais dû prendre de congé parental. Je me suis fatigué beaucoup plus à courir après mon argent que je me serais fatigué à travailler…»
Bon, c’était le temps qu’il retourne travailler! Mais pourquoi a-t-il pris un congé parental? C’est la mère qui s’occupe du petit, d’habitude! Pourquoi s’est-il payé le luxe de ne pas travailler? Comment ça se fait qu’il a PRIS UN CONGÉ PARENTAL? Et il se demande pourquoi il n’a pas d’argent! Incroyable.
Non mais c’est quoi cette comédie? À la lumière de ce que j’ai lu, arrêtez-moi si je me trompe, mais le couple Lemay-Brousseau ne serait-il pas un peu responsable de ses propres malheurs? Aurait-il eu vraiment besoin du RQAP?
Je suis très sceptique, si vous voulez vraiment savoir.

Xavier! arrete ca! coeur de pierre! ne comprends tu pas la situation de ces pauvres parents qui n’ont pas eu le temps, débordés dans les débacles d’un accouchement (sérieux, 9 mois, c’est vraiment court pour faire un budget, surtout a 32, ou tu n’as aucune expérience de la vie!!!). et oh, tu oses te comparer, ta naissance, toi qui, né il y a pres de 20 ans, joussait des années 80 et de la richesse qui y en émanait, époque ou tout le monde se promenait avec des chars en or et ou on trouvait des pierres précieuses dans nos céréales! Notre époque, celle du capitalisme sauvage, instaurée sauvagement par, surement, le gouvernement conservateur en place et les américains, font que les pauvres parents ne peuvent plus vivre comme auparavant! Non Xavier! il faut le gouvernement pour survivre a l’époque difficile dans laquelle nous vivons! et tout ca, c’est de la faute de la méchante droite qui Kidnappes des petits enfants dans des ruelles sombres pour les violer et ensuite revendre leurs organes dans des loblaws! La solution: Plus de socialisme! encore plus de socia….
*Boom!*
*15 minutes plus tard*
Désolé Xavier, j’ai affiché un niveau de sarcasme trop élevé pour mon processeur…il a surchauffé et explosé et j’ai du courir au magasin en acheter un autre =P
nan sérieux, super ton texte man!
Comment by PL — February 27, 2006 @ 11:31 pm
Ah, PL! Encore et toujours le KING!
J’ai bien ri avec ton commentaire…
Comment by Xavier R. Dubé — February 28, 2006 @ 2:45 am