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La gloire des éteignoirs

PUBLIÉ PAR/POSTED BY Xavier R. Dubé LE/ON 03.24.06 @ 3:15 pm |

La présente est un texte de Marc Simard, Ph. D. en histoire et juriste, enseignant au Cégep François-Xavier Garneau, et publié dans La Presse, le vendredi 17 mars 2006. Je l’ai repris ici parce qu’il est excellent et que je suis en tous points d’accord avec lui.

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La gloire des éteignoirs

Dans le Québec du début du XXIe siècle, plus aucun projet n’échappe à l’opposition médiatisée des citoyens et des lobbies populaires

Nous vivons une époque formidable, "incroyable" même ajouteront certains journalistes des médias électroniques. Dans ce Québec du début du XXIe siècle, plus aucun projet, de quelque nature qu’il soit, n’échappe à l’opposition médiatisée des citoyens et des lobbies populaires. Harnachement des rivières, centrales au gaz, déménagement de casino, terminal méthanier, construction d’autoroutes, complexes touristiques, hausses des tarifs des services publics ou de frais d’électricité, rien ne trouve grâce à leurs yeux. Seuls les parcs d’éoliennes, ces symboles de la religion écologiste, échappent à ce nouveau refus global, et encore se trouve-t-il des hurluberlus pour critiquer leur laideur.

Les pourfendeurs du développement ont toujours un milieu humide, un boisé exceptionnel, une bâtisse patrimoniale, un milieu socio-économique fragile, des démunis, une espèce menacée, un danger pour la santé et la sécurité collectives, à opposer aux gestionnaires et aux promoteurs. Le milieu du XIXe siècle avait connu la "guerre des éteignoirs", menée à l’encontre de la création des taxes scolaires. Nous vivons désormais l’apogée de ces éteignoirs, rassemblés en coalitions casuelles et hétéroclites dont l’objectif est la fin du développement. Voyons qui sont ces empêcheurs de tourner en rond.

L’ANTI-CAPITALISTE est de tous ces combats. Il hait l’argent, objet sale (il croit d’ailleurs souvent qu’il faudrait retourner au troc pour en finir avec son pouvoir symbolique et maléfique), et trouve que tout profit est suspect. Orphelin de Marx, il est communiste dans l’âme, mais n’ose se réclamer de cette utopie avilie par les régimes totalitaires du XXe siècle. Il préfère se dire citoyen. Pour lui, tout projet où l’entreprise privée pointe le bout de son nez est à abattre. Sa devise est "tout par l’État, rien en-dehors de l’État". (…)

L’APPARATCHIK des groupes populaires et des organismes communautaires se sent investi d’une mission. Celle de soulager la souffrance de ses congénères démunis. Il vit le plus souvent dans la pauvreté, avec un maigre salaire tiré des subventions gouvernementales, mais il estime que sa souffrance personnelle est négligeable et même nécessaire pour atteindre la rédemption collective. Sa hantise, ce sont les écarts entre les riches et les pauvres. Il préférerait un pays où tous vivent dans la pauvreté à toute forme de différentiation sociale. Il trouve que les gouvernements n’en font jamais assez et se fout des contribuables, qui sont tous des privilégiés pour lui. Tout argent investi ailleurs que dans le soulagement immédiat de la misère et des problèmes sociaux est gaspillé à ses yeux. (…) Il voit le développement économique et la création d’emplois comme des chimères. Il a fortement tendance à croire que les ressources des gouvernements sont illimitées et, surtout, mal utilisées. Son indignation est permanente et inextinguible.

L’ÉCOLOGISTE de type édéniste est un nouvel avatar du chrétien médiéval. Toute sa vision du monde est modelée sur le schéma paradis-péché-sacrifice-rédemption-paradis. Pour lui, la disparition de toute espèce végétale ou animale est un péché commis contre la Terre-mère et tout ce qui peut être qualifié de milieu naturel doit être intégralement préservé. Il rêve d’un retour au jardin d’Éden ou à l’Amérique précolombienne mais se contenterait peut-être de la fin immédiate des changements. Misanthrope sans se l’avouer, il pense que la planète serait en bien meilleur état si l’espèce humaine n’existait pas. C’est d’ailleurs un de ses fantasmes inavoués. (…)

LE HARGNEUX débusqueur de complots subodore la présence d’amis du parti au pouvoir et de profiteurs derrière tout projet. Il répète ad nauseam que la politique est pourrie et flirte en secret avec les idées de Bakounine. Il est contre tout projet a priori, parce qu’il est intimement convaincu que le bien commun passera encore derrière la satisfaction des appétits égoïstes. Il pense aussi, comme l’apparatchik, que les grandes entreprises ne paient pas assez d’impôts et que les riches jouissent de paradis fiscaux exorbitants. Pour lui, promoteur et bonne foi sont des termes incompatibles. Il suffit qu’on lui présente un projet pour qu’il défende l’option contraire, croyant ainsi faire preuve de sagacité. Il adhère à toutes les légendes urbaines et dénonce les intérêts économiques en tout temps et en tous lieux, et sert ces lieux communs à son entourage avec l’air entendu de celui qui en sait plus long et comprend mieux que le commun des mortels.

L’ADVERSAIRE POLITIQUE profite de l’opposition que suscite tout projet pour dénoncer l’amateurisme et l’improvisation du gouvernement qui l’a lancé ou autorisé. Il n’utilise pas le langage partisan mais se drape derrière des grands principes éthiques ou des règles d’administration publique qu’il semble connaître à fond. Il ironise volontiers et a toujours une blague à raconter sur l’incapacité ou la médiocrité du parti au pouvoir. Il se réjouit de l’échec de tout projet, même quand il le sait valable, pourvu que la débandade fasse chuter les intentions de vote pour le parti honni. Il encourage tous les autres types d’éteignoirs et peut même emprunter leur langage dans certaines circonstances.

LE "PAS-DANS-MA-COUR", enfin, est la chair à canon de ces luttes épiques. Il s’installe à la campagne mais se plaint de l’odeur des porcheries. Il achète un immeuble dans un quartier où existe déjà une usine pour dénoncer ensuite des odeurs insupportables ou de la poussière générées par celle-ci. Il bâtit sa maison de rêve près d’un port ou d’un réseau de transport et se répand ensuite en jérémiades sur le fait que le gouvernement ou des entrepreneurs utilisent ces infrastructures et abîment ainsi son Éden.

Il écrit des lettres d’opinion aux quotidiens et donne volontiers son point de vue aux caméras et micros braqués vers lui, et peut même pleurer en public si la cause l’exige. La lutte contre le projet maudit lui permet enfin de sortir de sa vie plate et génère en lui un sentiment de complétude comme il n’en a pas souvent connu, de sorte qu’il est à la fois enragé et exalté pendant toute la durée de son combat. Il a enfin l’impression de faire partie de quelque chose de plus grand que lui et rêve d’abattre à lui seul le monstre étatique ou corporatif qui a osé s’en prendre à sa tranquillité ou à ses droits inaliénables de citoyen. Il se fond dans la grisaille dès que le projet est abandonné, mais est immédiatement remplacé par son clone.

Coalisés, ces éteignoirs aux motivations variées constituent une force redoutable grâce à la complicité des médias, qu’ils aient tort ou raison. Dommage qu’ils n’aient jamais de solutions à proposer!

PUBLIÉ PAR/POSTED BY Xavier R. Dubé LE/ON 03.24.06 @ 3:15 pm |

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5 Commentaires | 5 Comments »

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  1. Après avoir lu ce dévidoir de monsieur Dubé sur ses semblables, il m’est apparu que ce monsieur avait oublié une catégorie de gens dans son répertoire de profils visiblement irritants pour le territoire intellectuel qu’il occupe lui-même sur la sphère subjective commune des humains, disons du Québec pour l’instant.

    Car voyez-vous moi ce n’est pas la première fois que j’ai connaissance d’un décapitage intellectuel en règle sur une place publique par un hyper instruit envers des gens qu’il jauge maladroitement inférieurs à lui-même. Les docteurs de ce type sont des prétentieux narcissiques que je soupçonne même d’être sadiquo facho et qui aiment s’imaginer qu’ils flottent dans le firmament au dessus de leurs semblables pour mieux les mépriser, ne se rendant même pas compte qu’ils sont de gros parasites haineux se nourrissant du feuillage de la raison même de leurs mépris. En d’autres mots ils se haïent eux-même, et pour se remonter le moral ils commencent toujours leurs textes avec un gros paragraphe qui étale leurs cartes de compétences, incapables de se présenter humblement ou naturellement comme tout le monde.

    Comment by Serge Jean — March 27, 2006 @ 2:24 am

  2. M. Jean, lisez comme il faut s’il-vous-plaît.

    Je n’ai pas écrit le texte. Je l’ai repris ici du journal La Presse car je suis d’accord avec. Tout projet d’envergure au Québec qui serait susceptible d’améliorer nos conditions de vie et notre budget est automatiquement stigmatisé par des sphères de la population qui n’aiment que se plaindre. C’est comme en France. Que voulez-vous, la manifestation, on semble avoir ça dans le sang! Mais pendant ce temps-là, onn se plaint de ne pas avoir assez d’emplois, que l’économie québécoise vende tout à l’Ontario et aux États-Unis, etc. Si l’institut Fraser a placé le Québec dernier pour le climat d’investissement au Canada, c’est JUSTEMENT (parmi d’autres raisons) à cause de cette mentalité de tout bloquer qui ici domine, tandis qu’elle est marginalisée partout ailleurs en Amérique du Nord.

    Je ne me donnerai même pas la peine de répondre au reste de votre commentaire. Je vais simplement vous dire que non, je suis absolument certain de ne pas m’haïr moi-même et je ne fais que commenter ce qui se passe.

    C’est tout.

    Comment by Xavier R. Dubé — March 27, 2006 @ 11:20 am

  3. Bien, continuons.

    Comment by S.Jean — March 30, 2006 @ 12:39 pm

  4. Bon, désolé pour la deuxième moitié de mes commentaires en réaction au texte de monsieur Simard que je vous ai maladroitement imputé la paternité c’était un peu excessif et improvisatoire j’en conviens.
    Mais ce sera tout, je ne vous consentirai pas autre chose mon cher monsieur, car voilà que vous abondez dans le même sens que ce monsieur Simard. Vous avez le droit bien sûr d’entrer en résonnance naturelle avec des vibrations en périphérie de votre univers personnel qui viennent faire vibrer les cordes de votre instrument paramétré pour cette catégorie d’orchestre, mais moi je ne fais pas partie de cette orchestre.

    Je serais plutôt du genre musicien de la rue voyez-vous et j’adore les quatres saisons de Vivaldi. Donc pour en revenir à notre troupeaux de chevaux sauvages qui galope dans les appalaches et qui refuse de se faire dompter, je dirais que le vrai blocage dans cette économie de science fiction occupée principalement par les fumistes qui inventent des valeurs comptabilisables où elles n’existent pas et toujours préjudiciables au plus grand nombre en leur faisant payer par leur travail toute cette fumisterie qui parasite les peuples de la terre et donc voilà le vrai BLOCAGE sur les nations.

    Un exemple qui pourrait s’apparenter: Le conflit du bois d’oeuvre, c’est nous qui bloquons? Ce conflit du reste qui n’en est même pas un puisque c’est le conflit des fumistes qui essaient de s’entre-dévorer mutuellement sur le dos des travailleurs et surtout sur le dos des richesses naturelles qui appartiennent aux canadiens(comprendre canadiens et non pas ‘hommes d’affaire canadiens et américains’) et je dis canadien parce que si j’avais écris québécois vous n’auriez probablement pas été d’accord parce que bien sûr le Québec ça doit pas exister pour vous dans le répertoire planétaire des ayants droits d’avoir tous leurs droits et d’en disposer souverainement comme ils l’entendent. Expliquez-moi par exemple monsieur, comment se fait-il que depuis un sciècle on largue le bois de nos forêts à coup de milliards de tonnes aux étrangers et que par ailleurs il en coûte au moins cent mille dollars maintenant à un travailleur dans une scierie pour bâtir sa propre maison en plastique au pays du froid qu’il prendra vingt, trente ou quarante ans à payer via un réseau de prêteurs sur gage institutionnalisé?

    Combien vaut dites-moi le travail d’un ouvrier qui a contribué à lui seul par le travail de ses mains à fournir la matière première transformée pour la construction de milliers de maisons pour les docteurs en histoire par exemple? Combien? Je vous somme de répondre à ca monsieur le progressiste ou devrai-je dire monsieur le descendant intellectuel des diciples de l’économie érodeuse et pompeuse du littoral énergétique humain.

    À la lumière de cet exemple et de milliers d’autres que je pourrais me servir ici, dites-moi monsieur maintenant qui bloque qui au juste? Que croyez-vous au juste, si nous étions vous et moi les deux seuls rescapés d’un naufrage comme sur cette page du reste, et donc que nous nous retrouvions sur une île déserte je vois mal comment vous pourriez vous déclarer le principal actionnaire des lieux et me reprocher par surcroît de bloquer tous vos projets quand ma place dans vos projets en serait une d’exécutant fournisseur d’énergie et que si je voulais moi-même devenir entrepreneur réalisateur de mes propres projets je devrais pour celà racheter une partie de vos droits autoproclamés et que pour payer ces droits je devrais travailler pour vous à payer cette dette inventée de toute pièce et qu’à la fin malgré que je serais devenu entrepreneur tout comme vous, je serais devenu un entrepreneur avec pas une maudite cenne de côté parce que j’aurais passé tout mon temps à fournir l’énergie nécessaire pour alimenter la pompe qui aura nourrie vos rêves.

    C’est un peu compliqué tout ça et apparemment contradictoire par moments, mais c’est toutefois ce genre de plan de travail que j’observe à tous les jours dans ce super beau système économique omniprésent en Amérique du Nord conduit et pensé par tous ces beaux projetteux hyper instruits. C’est une soue à cochons économique qui ne profite finalement qu’aux porcs et dont la maladie comportementale tend à descendre dans tous les peuples par les temps qui courent, probablement une réaction immunitaire du genre ‘on a pas le choix’. Où conduit ce développement économique par ailleurs, à part la surconsommation, la pollution, les maladies qui créent des emplois lucratifs,qui engendrent des brevets dépendants et innefficaces de requins qui mènent eux-mêmes à des déficits de science fiction etc. etc. etc. La genèse des déficits n’est pas tellement difficile à remonter dans le temps. Constatant tout ça et ne récoltant jamais rien de cette richesse entrepreneuriale qui n’en est même pas une authentique, mis à part qu’elle s’approprie le meilleur de la récolte planétaire et que nous les bloqueux propriétaires du territoire on a bien le droit de décider comment on disposera économiquement de ce territoire et comment on le protégera des grugeux de planètes. Bon samedi.

    Comment by S. Jean — April 1, 2006 @ 1:54 pm

  5. Bon, M. Jean, je vous réponds:

    “Vous avez le droit bien sûr d’entrer en résonnance naturelle avec des vibrations en périphérie de votre univers personnel qui viennent faire vibrer les cordes de votre instrument paramétré pour cette catégorie d’orchestre, mais moi je ne fais pas partie de cette orchestre.”

    Ça, je l’ai bien vu.

    “le vrai blocage dans cette économie de science fiction occupée principalement par les fumistes qui inventent des valeurs comptabilisables où elles n’existent pas et toujours préjudiciables au plus grand nombre en leur faisant payer par leur travail toute cette fumisterie qui parasite les peuples de la terre et donc voilà le vrai BLOCAGE sur les nations.”

    Je n’entrerai pas dans les notions marxistes “d’exploiteur” et “d’exploité”, mais si vous faites allusion au cheap labor, sachez que je ne suis pas d’accord avec vous. Certes, le cheap labor, c’est pas super, mais qu’est-ce que ce serait dans ces pays s’il n’existait pas? La prostitution? Le vol? Ce serait bien pire. Et rappelez-vous que nous sommes aussi passés par là, les enfants qui travaillent, les horaires sans bon sens, les chèques de paie merdiques, etc… Le capitalisme est bénéfique pour l’humanité, M. Jean. Il contribue à son épanouissement.

    “Un exemple qui pourrait s’apparenter: Le conflit du bois d’oeuvre, c’est nous qui bloquons?”

    Je dis oui et non. Ce conflit est autant la faute du Canada que des États-Unis. Je m’explique: Le Canada ne devrait pas subventionner sa production de bois d’oeuvre et les États-Unis ne devraient pas imposer de taxe supplémentaire. Mais ce n’est qu’en pourparlers entre les deux que le conflit se réglera. Respectons le pacte de libre-échange que nous avons signé et tout ira pour le mieux.

    “et je dis canadien parce que si j’avais écris québécois vous n’auriez probablement pas été d’accord parce que bien sûr le Québec ça doit pas exister pour vous dans le répertoire planétaire des ayants droits d’avoir tous leurs droits et d’en disposer souverainement comme ils l’entendent.”

    Là, monsieur Jean, vous avez encore laissé vos impressions vous mener et vous vous êtes encore fourvoyé. Croyez-le ou non, je suis souverainiste. Lisez la page “À propos de Keep Right”. Vous allez en apprendre plus sur moi, et peut-être arrêter de me prêter de mauvaises intentions sans connaître mes vraies positions…

    “Expliquez-moi par exemple monsieur, comment se fait-il que depuis un sciècle on largue le bois de nos forêts à coup de milliards de tonnes aux étrangers et que par ailleurs il en coûte au moins cent mille dollars maintenant à un travailleur dans une scierie pour bâtir sa propre maison en plastique au pays du froid qu’il prendra vingt, trente ou quarante ans à payer via un réseau de prêteurs sur gage institutionnalisé?”

    C’est ça le progrès, M. Jean! Non, sans rire: le plastique, le PVC, la brique, et tous ces matériaux non sylvicoles sont plus résistants au froid: Regardez par ailleurs dans le tiers-monde, les chaumières sont faites de bois et de paille. C’est à ça que vous voulez revenir? Le camp en bois rond? Be my guest, allez vous établir dans le bois. Je préfère la banlieue ou la ville avec ses multiples services, ses maisons modernes et une meilleure qualité de vie. Oui, je paierai plus cher ma maison, mais ça en vaudra la peine.

    “Combien vaut dites-moi le travail d’un ouvrier qui a contribué à lui seul par le travail de ses mains à fournir la matière première transformée pour la construction de milliers de maisons pour les docteurs en histoire par exemple? Combien?”

    Euh, le salaire (assez élevé, d’ailleurs) qu’il reçoit par année en compensation pour ses efforts ne signifie donc rien pour vous?

    “Que croyez-vous au juste, si nous étions vous et moi les deux seuls rescapés d’un naufrage comme sur cette page du reste, et donc que nous nous retrouvions sur une île déserte je vois mal comment vous pourriez vous déclarer le principal actionnaire des lieux et me reprocher par surcroît de bloquer tous vos projets quand ma place dans vos projets en serait une d’exécutant fournisseur d’énergie et que si je voulais moi-même devenir entrepreneur réalisateur de mes propres projets je devrais pour celà racheter une partie de vos droits autoproclamés et que pour payer ces droits je devrais travailler pour vous à payer cette dette inventée de toute pièce et qu’à la fin malgré que je serais devenu entrepreneur tout comme vous, je serais devenu un entrepreneur avec pas une maudite cenne de côté parce que j’aurais passé tout mon temps à fournir l’énergie nécessaire pour alimenter la pompe qui aura nourrie vos rêves.”

    Euh, M. Jean, êtes-vous de ceux qui voient le travail comme une servitude? Parce que c’est vraiment l’impression que vous me donnez. Et pour votre retraite, prenez-vous donc un REER, c’est à ça que ça sert!

    “C’est un peu compliqué tout ça et apparemment contradictoire par moments, mais c’est toutefois ce genre de plan de travail que j’observe à tous les jours dans ce super beau système économique omniprésent en Amérique du Nord conduit et pensé par tous ces beaux projetteux hyper instruits.”

    Moi j’ai rien contre le système, c’est lui qui me permettra de vivre mon propre American Dream lorsque je sortirai de l’université mon diplôme en poche. Et à date, je dois dire que ce même système marche très bien en ma faveur, merci! Je suis désolé d’apprendre que vous le détestez… peut-être ce système n’a-t-il pas aussi bien fonctionné pour vous que pour moi.

    “Où conduit ce développement économique par ailleurs, à part la surconsommation, la pollution, les maladies qui créent des emplois lucratifs,qui engendrent des brevets dépendants et innefficaces de requins qui mènent eux-mêmes à des déficits de science fiction etc. etc. etc.”

    Savez-vous quoi? Vous devriez lire Génération IDéaliste de Sébastien Filiatrault. J’ai personnellement dû me retenir de pitcher ce torchon au bout de mes bras (lecture forcée par le Cégep, institution d’endoctrinement gauchiste et anti-système) mais vous allez sûrement apprécier!

    “Constatant tout ça et ne récoltant jamais rien de cette richesse entrepreneuriale qui n’en est même pas une authentique, mis à part qu’elle s’approprie le meilleur de la récolte planétaire et que nous les bloqueux propriétaires du territoire on a bien le droit de décider comment on disposera économiquement de ce territoire et comment on le protégera des grugeux de planètes.”

    J’ai bien l’intention d’en récolter ma part. Mais pour cela, faut travailler dans le même sens que tout le monde, et surtout pas bloquer ce qui assurera notre avenir économiquement, et socialement, par voie indirecte…

    “Bon samedi.”

    Vous aussi!

    Comment by Xavier R. Dubé — April 1, 2006 @ 9:08 pm

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