Les syndicats, ces fossoyeurs de la société québécoise
Cet article, à la page A7 dans La Presse du lundi 3 avril 2006, en fait foi plus que tout. Intitulé "La CSN contre le privé en santé" et écrit par Hugo De Grandpré, il traite de la position de la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN) envers l’avènement du privé en santé.
Bon, quand j’ai posé mes yeux fatigués (j’arrivais de travailler du dépanneur et il était très tard le soir) sur le titre pour la première fois, je me suis pris y aller tout haut d’un "Noooon, c’est vrai?" plus désintéressé et désinvolte qu’autre chose. Mais au lieu d’ignorer l’article, comme je le fais d’habitude avec ceux qui ont comme sujet les diverses déblatérations stupides de nos chers dirigeants syndicaux québécois, j’ai décidé de le lire de fond en comble.
J’ai pu y apprendre que Mme Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, allait " […] s’objecter à la levée des lois qui interdisent le recours à des assurances privées, même si le gouvernement du Québec compte le faire seulement pour trois pathologies, les cataractes, la hanche et le genou." Donc, en d’autres mots, si je comprends bien, la CSN va "s’objecter" à ce que plus de patients puissent se faire traiter au Québec et ce, dans des délais meilleurs, grâce à ces nouvelles portes ouvertes au privé par le gouvernement du Québec depuis le jugement Chaoulli.
[…Soupir…]
NON, MAIS! Est-ce que les dirigeants syndicaux font EXPRÈS pour être aussi stupides? Et au nom de quoi? L’idéologie! Leur idéologie marxiste qui élève "l’égalité" supposée (car, dans les faits, au plan social, elle n’existe d’abord même pas) au rang de dogme qui dicte leur façon de penser, et ce, sans égard à la logique et au gros bon sens prévalant.
Ce qu’il faut comprendre, et qui est totalement dégoûtant, c’est que la CSN et madame Carbonneau s’opposent, totalement aveuglés par une idéologie dogmatique SEULEMENT et à l’encontre de toute logique, au fait que des patients mieux nantis puissent payer de leur poche pour des soins de santé dans seulement trois situations bien délimitées (et si c’en était de moi, il y aurait deux systèmes complètement parallèles) et ainsi passer devant ceux qui doivent attendre de se faire soigner au public, mais ce faisant, désengorgeant le système pour tout le monde, permettant d’emblée aux moins bien nantis de passer PLUS RAPIDEMENT aussi.
Pire encore: en adoptant cette position égoïste et aveugle, Madame Carbonneau et sa CSN sont en train de nier le droit de certains patients d’obtenir des soins de santé plus rapidement et de meilleure qualité, afin de pouvoir sauver leur vie et de ne pas croupir sur des listes d’attente à n’en plus finir. On devrait rappeler à madame Carbonneau, qui semble TANT aimer les pauvres, que les riches sont AUSSI des êtres humains qui ont des droits. Et de leur interdire de se faire soigner au privé, c’est l’une des atteintes aux libertés individuelles de ces gens les plus graves et les plus absurdes qui soient.
Nous avons donc ici la preuve que le socialisme à la sauce syndicale québécoise dans lequel le Québec baigne depuis trente ans vise, comme le veut le dogme marxiste, à faire de tous les Québécois des citoyens égaux, c’est à dire, ÉGALEMENT PAUVRES. Le socialisme nivelle par le bas. Les centrales syndicales au Québec vénèrent la pauvreté, et le repli sur soi. On en a la preuve formelle. Pas question de pouvoir obtenir mieux, c’est INTERDIT par la loi. Telle est la façon de penser au Québec. Et lorsque la Cour suprême du Canada donne raison à un docteur et son patient (jugement Chaoulli-Zeliotis) de vouloir obtenir des soins au privé afin de pouvoir se rétablir et recommencer à vivre plus rapidement, au Québec, on y va à moitié, on commence tranquillement à permettre l’assurance-santé au privé, et tout de suite, des énergumènes à la Carbonneau qui sont à la tête de machines syndicalistes comprenant des centaines de milliers de membres grimpent dans les rideaux et s’ouvrent le coeur sur la place publique en faveur des "pauvres", tout en dénonçant "de nouvelles iniquités entre les citoyens", et en jurant de paralyser tous les services publics qu’ils contrôlent, ce faisant, créant un tort incommensurable à la société québécoise toute entière. Si ça continue comme ça, ON VA TOUS DEVENIR PAUVRES! Mais c’est ce qu’ils veulent!
Mais le plus drôle, c’est que madame Carbonneau appuie la garantie d’accès à des soins dans un délai fixe, et la qualifie "d’avancée positive". Mais madame, dites-moi COMMENT allez-vous garantir cet accès SANS recourir au privé, et sans modifier ou réformer le système actuel, parce que, de toute façon, vous et vos centaines de milliers de membres allez vous prononcer contre, afin de protéger vos "zacquis"?
Et de toute façon, chers syndicats, de quoi vous mêlez-vous? Vous a-t-on demandé votre avis? Vous vous prenez pour le gouvernement. On dirait que vous pensez que vous êtes des partis politiques. Jean Charest et Philippe Couillard feront bien ce qu’ils ont été élus pour faire. Vous n’avez rien à dire. Si vous avez un message à faire passer, dites-le donc au Parti Québécois, avec lequel vous vous êtes si bien entendus pendant toutes ces années! Eux, étant l’opposition officielle à l’Assemblée Nationale, sont qualifiés pour faire face au gouvernement. Pas vous. Le rôle d’un syndicat est de défendre l’employé congédié pour des motifs injustes. POINT À LA LIGNE. Il n’est pas de faire de la politique sur la place publique.
Et encore moins de détruire la société québécoise comme vous le faites depuis si longtemps…
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Sources:
"La CSN contre le privé en santé" par Hugo DE GRANDPRÉ, La Presse 3 avril 2006, page A7
