Fête d’exclusion?
Je publie ici un courrier des lecteurs paru dans le Journal de Québec d’aujourd’hui, 29 juin 2006, en page 17. Je le reprends parce que je suis entièrement d’accord avec l’auteur de ce courrier, et je crois que plus de gens devraient être au courant de sa situation, qui est aussi la mienne jusqu’à un certain point. Voici donc:
"Comme beaucoup de Québécois, j’ai assisté au spectacle de la Saint-Jean-Baptiste sur les plaines d’Abraham. Étant un contribuable du généreux système québécois, je deviens de moins bonne humeur lorsque j’entends sur scène le discours politique arriéré et d’exclusion que livrent certains artistes. Ayant moi aussi payé le party, et étant Québécois, je suis frustré de constater le peu de respect que les Cowboys Fringants ont pour les autres Québécois qui ne pensent pas comme eux à propos de Stephen Harper, de Kyoto, de la guerre au terrorisme ou de la sécession du Québec du reste du Canada. Cela gâche ma fête. Ce n’est pas à des artistes subventionnés, des bébés gâtés, de venir me dire quoi penser et me faire sentir coupable de ne pas être un "bon Québécois" séparatiste, gauchiste, anti-Bush et péquiste. Ce discours politique qui divise devrait être exclu de la fête et non pas moi, qui suis aussi un Québécois, qui d’ailleurs paie le party.
Jean-Philippe Bélanger, Charlesbourg"
Quand je parle de pensée unique gauchisante québécoise, eh bien voilà exactement ce que je veux dire. Le Québec n’est pas une société tolérante pour quiconque pense différemment de la masse. Je déteste d’ailleurs profondément les Cowboys Fringants pour cette attitude plutôt self-righteous qu’ils savent à merveille imposer pour faire frustrer ceux qui ne pensent pas comme eux. Cette même pensée unique et rare acceptation et respect de mes idées et opinions constituent aussi l’une des raisons qui me poussent à vouloir partir du Québec, vu ma différence de vue. J’ai moi aussi de la difficulté avec les partys de la Saint-Jean-Baptiste parce que 1. je n’aime pas la musique québécoise et que 2. je ne peux m’entendre avec les autres politiquement parlant, même si je suis encore souverainiste.
Je serais curieux de rencontrer ce gars-là et de jaser avec. Je suis sûr qu’on aurait plusieurs points en commun.
