Êtes-VOUS anti-américain?
L’anti-américanisme est devenu tellement répandu et systématique de nos jours qu’il en est maintenant banalisé. C’est dommage, car l’anti-américanisme aveugle les gens au point de ne plus être capable de voir la vérité. Personne n’est capable d’avouer son anti-américanisme puisque nous en sommes rendus au point où seuls les gens qui désirent réellement faire du mal aux États-Unis et au peuple américain sont considérés comme étant réellement anti-américains. Ceci est une déformation monstrueuse du concept de l’anti-américanisme et il faudrait que les gens sachent qu’il en faut beaucoup moins que ça pour mériter le qualificatif "d’anti-américain".
J’ai trouvé aujourd’hui le blogue de Joe User, (http://www.joeuser.com) qui a créé un excellent mini-test pour savoir si vous êtes anti-américain ou non. (http://draginol.joeuser.com/articlecomments.asp?AID=31802&s=1)
Je l’ai donc traduit, et voilà ce qui en résulte:
Vous êtes peut-être anti-américain SI:
1. Vous croyez que l’Américain moyen est "stupide", "mouton" ou "brainwashé".
2. Vous préférez les lois faites par des juges nommés plutôt que celles faites par des politiciens élus.
3. Vous croyez que les États-Unis constituent, en entier, la "plus grande menace à la paix mondiale".
4. Vous croyez que la culture américaine est un cancer grotesque qui s’étend au monde entier.
5. Vous croyez que les États-Unis constituent la plus grande menace à l’environnement.
6. Vous croyez que les attaques du 11 septembre 2001 étaient "courues d’avance" dû à la "politique étrangère" des États-Unis depuis plusieurs années.
7. Vous espérez que les États-Unis perdent en Irak.
8. Vous voudriez voir la Chine, la Russie ou l’Union Européenne agir comme contre-pouvoir militaire face aux États-Unis.
9. Vous considérez Bush, Clinton ou n’importe quel autre président des États-Unis comme un "criminel de guerre".
10. Vous croyez que le capitalisme à l’américaine entraîne la ruine du monde entier, la dégradation des individus ou les catastrophes environnementales.
C’est tout. Si vous avez répondu "oui" à plus de deux affirmations, selon moi, vous êtes anti-américain. Il n’y a pas d’autre solution possible.
Donc, environ 80% des Québécois sont probablement anti-américains. Même s’ils vous disent non ou refusent de l’admettre, c’est quand même vrai.
Si vous visitez ce blogue et que ce test vous apprend que vous êtes anti-américain, je vous invite tout spécialement (vous pouvez le lire quand même si vous n’êtes pas anti-américain, comme moi) à lire l’excellent texte que j’ai traduit en français de Peter Brookes écrit pour l’occasion du 4 juillet 2006, la fête d’indépendance des États-Unis, avec lequel je suis ENTIÈREMENT d’accord, et dont le titre est:
POURQUOI ILS ONT BESOIN DE NOUS
Le 4 juillet 2006 – POUR toutes les fois ou le monde entier s’est plaint à propos des États-Unis et a râlé contre eux, cette journée – Le 230ème anniversaire de l’Amérique – constitue un temps opportun pour que ce monde considère et se demande, ne serait-ce qu’un moment, à quoi ressemblerait un monde sans le bon vieux Oncle Sam. Ce ne serait pas beau.
Si le leadership, l’influence diplomatique, la puissance militaire, le pouvoir économique et la générosité sans précédant des États-Unis étaient absents, la vie sur cette planète serait probablement très monotone et triste. Même en ne tenant pas compte de la différence que les États-Unis ont faite au courant du siècle dernier – imaginez un monde ou ce pays aurait disparu le 1er janvier 2001.
Pour ce qui est de la sécurité, les États-Unis à eux seuls sont l’équilibre global des pouvoirs. Et même si ce n’est pas ce que nous préférerions, nous sommes bien l’ « agent de la paix » du monde entier, permettant ainsi une stabilité plus que nécessaire dans plusieurs « quartiers chauds » de la planète.
Sans les É.U. jouant un rôle de « Globo-Cop », l’Inde et le Pakistan pourraient très bien trouver un prétexte pour se déclarer la guerre en Asie du Sud – ce qui mènerait sans doute au premier échange de détonations nucléaires de l’Histoire. Tu parles de feux d’artifice du 4 juillet…
En Afghanistan, Al-Qaeda serait encore un « invité honorable », manigançant un califat global s’étendant de l’Espagne à l’Indonésie. L’organisation terroriste n’enverrait pas de combattants en Irak; à la place, le gang d’Osama se battrait bec et ongles de l’Arabie Saoudite à l’ « Eurabie ».
En Asie, la Chine serait le « royaume du milieu », avalant la démocratie de Taiwan et obligeant le pacifique Japon à rejoindre (à contrecœur) le club des pays détenant des armes nucléaires. Les deux Corées pourrait se livrer une autre guerre horrifique, de laquelle résulteraient des millions de morts. Une Russie résurgente, pendant ce temps, intimiderait gravement ses voisins. Oubliez les révolutions démocratiques en Géorgie et en Ukraine, Camarade! En Europe, ils recevraient des ordres de Paris ou Berlin – en supposant que ces rivaux ne se battent pas entre eux encore.
En Afrique, le Liberia serait encore sous l’emprise de Charles Taylor et le Soudan n’aurait aucun accord de paix. Et quelle autre nation pourrait ou voudrait assurer la liberté de commerce sur les mers, incluant le transport du pétrole et du gaz – sans rien demander en retour? Les armes de destruction massive seraient partout. La Corée du Nord brandirait un solide arsenal nucléaire. La Libye n’aurait pas rendu les armes, et le proliférateur par excellence du Pakistan, A.Q. Khan, ferait encore son porte-à-porte, véhiculant son message de guerre.
Il manquerait aussi bien d’autres cadeaux de l’ « Oncle Sucre » - en commençant par 22% du budget des Nations Unies, ce qui inclut le budget nécessaire à la moitié des opérations du Programme Alimentaire Mondial (PAM), qui nourrit plus de 100 millions de personnes dans 81 pays.
Absents seraient aussi les 17% du budget de l’UNICEF servant à nourrir, vacciner, éduquer et protéger les enfants de 157 pays – et 31% du budget du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) des Nations Unies, qui vient en aide à plus de 19 millions de réfugiés partout dans le monde.
En 2005, Washington a contribué 28 milliards de dollars en aide étrangère, plus que le double du montant du deuxième plus grand donateur (le Japon), ce montant constituant à lui seul presque 26% de toute l’assistance officielle au développement provenant des grands pays industrialisés.
En plus, l’engagement du Président George W. Bush de 15 milliards de dollars sur cinq ans sous le couvert du Plan d’Urgence contre le SIDA s’avère le plus grand engagement d’une seule nation dans une initiative internationale pour la santé – à jamais – œuvrant dans plus de 100 pays (majoritairement africains).
Les États-Unis sont le moteur économique du monde entier. Nous n’avons pas seulement la plus vaste économie, nous dépensons 40% du budget mondial en recherche et développement, permettant une innovation aux limites du réel dans des champs comme les technologies de l’information, la défense et la médecine.
Nous sommes aussi le guichet automatique du monde entier aussi, fournissant 17% des ressources du Fonds Monétaire International (FMI) pour les nations en crise fiscale, et finançant 13% des programmes de la Banque Mondiale qui transfère des milliards de dollars en assistance au développement aux pays qui en ont besoin.
Et qu’est-ce que l’Oncle Sam reçoit en retour? Surtout du mépris, tout spécialement de la part des profiteurs ingrats qui bénéficient incroyablement des « biens publics » globaux que nous fournissons si généreusement avec notre temps, nos efforts, notre sang et notre trésorerie. Ils oublient si vite – et si bien… à moins qu’ils n’aient besoin d’aide, bien sûr. Mais nous, nous n’oublierons jamais, et spécialement aujourd’hui, que malgré les insultes, les railleries, les petites jalousies, nous sommes l’envie du monde entier – et ils ont raison de nous envier.
Le fait est que peu importe ce qu’ils diront : Aucun pays n’a autant donné à autant de monde aussi souvent – en demandant si peu en retour – pour aussi peu de gratitude et de reconnaissance que notre grand pays à nous. Alors, Bonne fête, Amérique! Reste grande et fière – tu l’as bien mérité.
Peter Brookes, Membre Senior de la Heritage Foundation
Adresse du texte original (anglais) - New York Post

Si tu veux voir un site qui fesse sur la politique québécoise et canadienne: va voir http://sicweb.blogspot.com j’ai vu ça sur politkebec
Comment by Marc-André Bérard — July 19, 2006 @ 2:05 pm
I’m a member of the Progressive bloggers, and I can tell you from experience that it’s frightening how much of the left is anti-American. And you made a good point on the other post about how they tolerate no diverging viewpoints. The only thing missing from the NDP/BLOC/LIB blogosphere is a Pravda to dictate the central line.
Comment by centrerion canadian politics — August 22, 2006 @ 5:39 pm